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Malick Sidibé
Photographe - Mali
Malick Sidibé est né
en 1936 au Mali, il apprend le dessin et obtient le diplôme
d'artisan bijoutier à l'Ecole des Artisans Soudanais (actuel
Institut National des Arts) à Bamako en 1955. La même
année, Malick entre au studio « Photo Service »
tenu par le Français Gérard Guillat avec lequel
il fait l'apprentissage de la photographie. C'est en 1962 qu'il
ouvrira son studio dans le quartier populaire de Bagadadji à
Bamako. Le grand maître malien du portrait est alors Seydou
Keita qui photographie à la chambre 13x18 les élégantes
de la capitale et leurs familles. Malick Sidibé choisit
des appareils plus légers : 6x6 pour le studio et 24x36
pour les reportages.
De l'oeuvre de Malick Sidibé on connaît d'abord
les photographies de reportage, prises dans les surprises-parties
organisées par des jeunes gens friands de musique et de
liberté alors que le pays se prépare à l'indépendance.
Ces séries débutent vers 1957 et vont se poursuivre
jusqu'au début des années 1970.
Par la suite, c'est bien le portrait réalisé en
studio qui va constituer la majeure partie de l'activité
du « Studio Malick ». Au laboratoire, le photographe
réalise lui-même les tirages, développant
le plus souvent la nuit pour profiter des températures
moins élevées.
La clientèle du studio est populaire, jeune, elle vient
d'abord du quartier. Malick a l'âme joyeuse, curieuse,
enthousiaste, généreuse, il en dépose naturellement
une petite part dans chacun de ses portraits ; le studio devient
un théâtre d'invention dans le jeu des poses ou
le choix des fonds. On vient de partout.
À partir de 1994, avec les premières Rencontres
de la photographie africaine à Bamako, le travail de Malick
Sidibé est remarqué et fait rapidement l'objet
d'expositions importantes la première a lieu à
la Fondation Cartier à Paris dans les galeries et
musées en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. En 2003
le prix de la photographie Hasselblad lui est décerné.
C'est la première fois qu'un Africain est ainsi promu
au rang des plus grands photographes.
Sources : Site Africultures
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