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Lundi 12 mai
Après notre journée
passée sur l'île, loin du tumulte de Dakar, l'équipe
commence cette journée comme revigorée.
L'énergie des critiques s'étant beaucoup focalisée
sur les problèmes et moins dans les choses positives de
cette Biennale, aujourd'hui, la discussion s'oriente exclusivement
sur les artistes exposant et plus précisément sur
les choix futurs des critiques.
Quels sont les artistes qui se démarquent déjà ?
Il faut savoir que les critiques aimeraient primer un jeune
artiste inconnu. Hélas, les seuls se démarquant
réellement sont reconnus, certains parfois sont déjà
venus à la Fondation. Or l'intérêt est aussi
de pouvoir donner sa chance à chacun.
Les critiques n'ont hélas pas visité tous les sites
de la Biennale, et ne pourront certainement pas le faire. Mais
comment être sûr de ne pas passer à côté
de quelque chose d'important?
Les avis divergent entre les critiques : Virginie, Christine
aimeraient voir le plus d'artistes possible avant de pouvoir
en discuter. Roger-Pierre serait plutôt de l'avis contraire ;
c'est-à-dire cibler les lieux d'expo.
Un consensus est alors trouvé : certes il faut chercher
encore « la perle rare », mais par manque
de temps et d'énergie, il va falloir ruser. Le village
de la Biennale étant le lieu de rencontres et de passage
des rumeurs, il faudrait passer plus de temps là bas.
Mais le manque de temps ne doit pas amener à la précipitation ;
il faut prendre du temps pour évaluer chaque artistes
et son oeuvre.
C'est ainsi que depuis hier, l'équipe s'est divisée
en petits groupes pendant la journée.
Midi : nous mangeons au
Centre Culturel Français, en compagnie de l'équipe
de journalistes de Canal + et l'artiste Ndary Lo, que nous retrouvons
ici par hasard. Comme à chaque fois que nous entrons dans
une cour intérieure, nous sommes coupés du bruit
de la ville. Il fait frais, le moment est très agréable.
C'est serrés à 5 dans un taxi, que nous continuons
les visites cet après-midi, direction le siège
social d'Eiffage Sénégal. Rokhaya, Christine et
Virginie y sont allées la veille pour le vernissage et
ont eu une bonne impression. Après s'être perdus
sur la route et un détour de quelques kilomètres,
nous arrivons. Et effectivement, sur place, Pierre et Roger-Pierre
semblent très satisfaits. Les oeuvres leur plaisent. Une
série de dessins de l'artiste Tchalé Figueira est
particulièrement intéressante.
Puis c'est le retour à l'Ifan, que le monde du premier
jour a complètement déserté. Nous retrouvons
une fois encore l'équipe TV. Quelques artistes sont présents,
c'est l'occasion de discuter à l'ombre. Il fait très
chaud aujourd'hui et avec la quête d'artistes, va celle
de l'ombre et de la fraîcheur.
La journée se conclura par un vernissage chez Aïssa
Dione, une styliste sénégalaise. Après un
passage dans différents pays : le Bénin, le
Mali notamment, l'expo fait escale à Dakar. Nous retrouvons
de nombreux artistes, la plupart connus de la Fondation :
Freddy Tsimba, Sokey Edorh, Camara Gueye, Jems Kokobi, etc. Est
présent aussi ce soir-là, Chab Touré, seul
galeriste exposant des photo en Afrique de l'Ouest.
Retour sur Gorée en fin de soirée. Fatigués
mais heureux des quelques découvertes et rencontres du
jour. Les journées se suivent, mais ne se ressemblent
pas...
Caroline Janin
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