Journal de bord
Atelier Critique, île de Gorée, Mai 2008

Au jour le jour (1)

 

Vendredi 9 Mai 2008

Première journée à Dakar. Aujourd'hui est le jour du vernissage de l'Exposition Internationale. C'est aussi pour le groupe, le début des concertations au sujet des ateliers-critiques. Le rendez-vous est donné dans la salle de conférence du Gorée Institute pour la mise en place.

6 critiques participent à ces ateliers durant toute la semaine : Christine Eyene, Virginie Andriamirado, N'Deye Rokhaya Gueye, Moulim El Aroussi, Fortuné Bationo et Raphaël Chikukwa; sous la direction de Roger-Pierre Turine et de Pierre Jaccaud.

Après avoir présenté la Fondation, les ateliers-critiques et leur fonctionnement, vient le tour des questionnements : les critiques vont-ils choisir de défendre un artiste en particulier ou écrire sur tous les artistes ? Après une courte concertation, ils semblaient tous d'accord pour choisir la première option.

Outre les questions pratiques de l'atelier, cette séance d'introduction a d'ores et déjà apporté de nouvelles interrogations : quelles sont les possibilités en Afrique pour les artistes ? Le marché de l'art étant absent en Afrique, comment restituer au Nord, le travail au Sud, des artistes et des critiques ? Comment réussir à faire « monter » ses créations? Et enfin, comment réussir à les développer dans le Sud ?
Aussi, l'idée de faire une table ouverte dimanche voit le jour : les artistes de la Biennale auront la possibilité de venir sur l'île rencontrer les critiques.

En milieu de matinée, nous partons tous pour assister au vernissage de l'Exposition Internationale, au Musée de l'IFAN.
La cérémonie se passe dans le jardin du musée, en présence du Président Abdoulaye Wade, le Ministre de la Culture du Sénégal et de nombreuses personnes politique, dont Monsieur l'ambassadeur de France.
Un long discours officiel précède la remise des prix, et la visite de la délégation, guidée par les artistes.
Nous découvrons enfin l'exposition et une journée de visite commence. Nous déambulons entre les sites du IN et du OFF, remplis de monde. Les lieux d'expositions ont investi les galeries, les musées, mais aussi les magasins et les ateliers de la ville, mais de nombreuses oeuvres manquent à l'appel.

Affaire à suivre.

Caroline Janin