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Goddy Leye :
Introduction :
-Issu d'une formation littéraire et universitaire, Goddy
Leye cherche à travers son art un certain engagement social.
-Il habite actuellement à la périphérie
de Douala au Cameroun dans le quartier de Bonendale où
vivent également d'autres artistes. Il aspire à
ce qu'un jour cet endroit devienne un lieu de rencontre d'art
international.
Les oeuvres présentées
:
-The owner : Lui fut inspirée par le conflit israëlo-palestinien
et le cycle de violence que cette situation engendre.
-The gispot protagonist :Au cours d'une visite à
cathédrale de Cologne, alors qu'il observait un homme
à fouiller dans une poubelle il eut à se soumettre
à un contrôle d'identité. L'opération
finie l'homme était parti, et l'artiste en ressentit une
forme de frustration. Cette aventure l'a conduit à s'interroger
sur les relations entre le monde occidental et l'Afrique, la
notion de départ, la différence, et le brassage
culturel. Cette oeuvre vidéo est accompagnée d'une
lecture d'un même texte par cinq personnes de différentes
nationalités, l'artiste y fait alors jouer les accents
variés.
-Voices on the Moon :L'artiste remet ici en question de
façon humoristique le premier geste de L. Amstrong lorsqu'il
arriva sur la lune, celui d'y poser le drapeau américain.
L'installation vidéo met en scène cinq projections
où s'opère un changement progressif dans l'image.
-Dancing with the moon :Installation présentée
notamment à l'exposition Africa Remix. Processus de réflexion
sur miroirs, qui renvoient l'image par fragment dans la salle.
-Honey moon : oeuvre vidéo qui met en scène
à travers un jeux de voiles, de transparences et de surimpressions
à la réunion d'un homme et d'une femme.
-The walking Mirror : Vidéo urbaine où marche
à travers la rue, un homme qui tient contre lui un miroir
qui reflète ce qu'il a devant lui.
-We are the world :Inspirée par la famine qui à
sévit en Ethiopie, elle fut montée dans le quartier
commercial de Douala.
« Tout ce qui est politique
m'intéresse en particulier », il s'agit pour moi
de « transformer le politique en artistique »
m lafille :
Introduction :
-Née à Marseille, m lafille se définit comme
« tisserand d'images ». Elle aspire à ce que
ses vidéos soient des média avec lesquels «
on a envie de vivre ». Ainsi l'artiste les met en situation
dans des lieux publics.
L'oeuvre présentée:
-Son travail est pour m lafille un assemblage d'images qui forment
«une tapisserie numérique». Le principe est
donc de capter des images pour ensuite les projeter sur des supports
différents, faisant ainsi jouer texture et matières
variées.
-Les points fondamentaux de son travail se concentrent sur les
éléments que sont la TEXTURE/LA COULEUR/LES IMAGES.
-Il s'agit donc d'habiller
un lieu en images, en créant des ambiances non pas mises
en scène mais empruntées à la vie quotidienne.
Pour faire mieux vivre ses motifs, elle alterne les rythmes privilégiant
toutefois la lenteur, ce qui place « le projecteur comme
une lumière ». Ce travail en temps réel fait
plus appel à une dimension décorative que sociologique.
Il cherche à amener le spectateur à s'interroger
sur la place de la vidéo dans l'espace.
Pour l'artiste, c'est à
chacun de saisir un « fragment de l'histoire ».
Sammy Baloji :
Introduction :
-Artiste photographe et vidéaste, né à Lubumbashi
en République démocratique du Congo. Il cherche
à ce que ses oeuvres soient porteuses d'une autre dimension
et d'un nouveaux regard sur son pays, tout en amenant le spectateur
à s'interroger sur les questions posées.
Les oeuvres présentées
:
Mémoires : Travail photographique en deux volets.
Il s'agit de confronter deux périodes du pays, la colonisation
et celle d'après l'indépendance. « Pourquoi
maintenant cela ne marche plus ?» s'interroge l'artiste.
-Sa province connue pour sa principale activité minière.
A partir de photos d'archives scannées représentant
des hommes déportés pour venir travailler dans
les mines, il associe des vues de la zone industrielle actuelle.
« La productivité peut-elle avancer ? »
-Mémoires : vidéo, qui associe des vues
de la zone industrielle discours d'homme politiques, à
une forme d'interlude dansé.
-Vidéo de la ville de Maputo : Ville marquée
par les deux périodes, d'avant et d'après colonisation.
Images qui sont ponctuées ici encore par la danse.
-Cette importance de la danse
dans son travail, Sammy Baloji la considère comme «
le corps qui vit». Elle permet la création d'un
rythme. Son oeuvre dresse un constat sur la société,
un pays ; qui sans être pessimiste doit conduire le spectateur
à une réflexion forte.
« Dans tous mes travaux,
l'élément essentiel est le corps »
Angèle Diabang Brenner
:
Introduction :
- Réalisatrice et monteuse, il s'agit donc pour cette
artiste d'une occasion pour créer une passerelle entre
le cinéma et l'art contemporain.
- Formée à Dakar c'est tout d'abord par le montage
qu'elle s'approche du septième art, avant de réaliser
son premier film, Mon beau sourire.
Les oeuvres présentées
:
- Clip :Monter par Angèle lors de son travail dans
une société de production et de montage spécialisé
dans la publicité et le clip.
- Mon beau sourire :1er film réalisé en
2005, retrace d'une coutume ancienne, par un montage moderne
concernant le son et l'image. Cette pratique, consiste à
tatouer les gencives des femmes suivant un rituel bien précis.
Le contraste entre tradition et modernité est un des éléments
fondamentaux de l'oeuvre de l'artiste.
- Sénégalaises et Islam :Film sociologique,
Sénégalaises et Islam, offre un constat sur la
pratique de la religion musulmane par des femmes de Dakar. La
cinéaste, retranscrit alors les différentes positions,
des plus extrêmes au plus modérées, de ces
personnages face à leur religion. Tour à tour ces
femmes oscillent entre vie moderne et héritages des traditions.
La visée de l'artiste est de montrer « l'Islam tel
qu'il est », en tachant d'être le plus neutre possible.
C'est en quelque sorte un Sénégal qui change qui
nous apparaît.
« J'ai juste envie de
montrer ce que l'Afrique a de meilleur »
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